C’est fini, mais à bientôt…

 

Ça y est : après trois jours inoubliables, le Cap Festival quinzième du nom s’est achevé sur le « feu d’artifice » de Mango Gadzi.

Une poignée d’irréductible bénévoles fatigués mais heureux ont alors nettoyé (le peu qu’il y avait à nettoyer), démonté, remballé, et dans quelques jours le site des concerts sera redevenu le terrain de foot de l’école et la pelouse ombragée d’en-dessous – ni vu ni connu. L’herbe oubliera vite les pieds et les fesses des festivaliers, les arbres se souviendront peut-être des éclairages époustouflants, mais parmi les participants (festivaliers, bénévoles, artistes, techniciens), c’est sûr que tous garderont longtemps dans la tête les sons, les sensations, en un mot l’ambiance d’un festival pas comme les autres.

Car si les organisateurs sont des bénévoles et pour la plupart des amateurs, la programmation, la musique et la scène étaient sans aucun conteste totalement professionnelles – un niveau d’exigence et d’excellence qui n’a rien à envier à des manifestations plus ‘commerciales’. Et pour tout le reste, l’atmosphère bon enfant voire familiale n’était pas là pour servir d’excuse à un quelconque manque d’organisation : que ce soit à la restauration, aux bars, aux guichets, dans les loges, à la sécurité, au camping, ou aux toilettes, nul cafouillage n’était là pour gâcher la fête.

En un mot, et de l’aveu de tous : une grande réussite pour un millésime débutant, la première année du festival hors de son Lévezou natal.

Pour entretenir les souvenirs, nous reviendrons peu à peu ici sur les événements et les concerts qui ont marqué cette 15e édition. Et puis aux alentours de l’an neuf, nous nous tournerons résolument vers la prochaine édition, que nous espérons au moins aussi réussie que celle que nous venons de vivre.

C’est fini, mais à bientôt…

Retrouvez les photos sur http://www.noname.fr/cap-festival

 

La météo du Cap

 

Apparemment, nous serons gâtés. Il ne va pas pleuvoir, et il fera un peu moins chaud.
Prévoir chapeaux et crème solaire en journée, vestes polaires pour les concerts.

Cliquez sur ce lien pour retrouver les dernières prévisions de Météo-France pour le festival.

 

Zoom sur Mango Gadzi

 

Soirée du Dimanche 23 août 2009

Mango Gadzi - Live au Festival des Collines - Photo  M. Pachoud

Ecouter un extrait :

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Mango Gadzi

Mango Gadzi est né de la complicité de huit musiciens aux influences diverses, huit personnalités bien marquées qui ont appris à se connaître et à créer ensemble un univers unique.

Après 8 ans d’existence et plus de 350 concerts, le groupe a beaucoup expérimenté les scènes, du café-concert aux festivals en passant par les centres culturels. Il en résulte une musique ancrée dans son époque puisant dans les musiques traditionnelles du bassin méditerranéen, qu’elles soient orientales, andalouses, balkaniques, ou maghrébines. La confrontation de ces influences et la sensibilité occidentale de Mango Gadzi a permis d’évoluer vers une sonorité atypique en utilisant la richesse du métissage des musiques actuelles (puissance du rock n’ roll, groove hip hop…).

Incandescence du show, spectacle mêlant poésie musicale, danse flamenca, gestuelle théâtrale, virtuosité des instrumentistes (flûte, violon, oud, contrebasse, guitares, percus), chanteur charismatique au sabir énigmatique, sens de l’impro… Mango Gadzi, combo métissé […] possède toutes les qualités de ce qu’on appelle un « groupe de scène ! Télérama

Plus récemment, Mango Gadzi a élargi son lexique de sonorités avec l’apparition du saz turc, qui assène des riffs à l’énergie insoupçonnée, le cumbus aux quarts de ton audacieux, la flûte hongroise, douce et plaintive. Toujours en quête de lieux qui se prêtent à leur musique, le groupe cherche à transmettre cette adéquation entre le son soigné des instruments acoustiques et une énergie rock qui vient les bousculer. Le chant navigue à travers les cultures en empruntant à chacune des phonèmes. Il en ressort une langue imaginaire étrange et évocatrice.

Et encore davantage sur leur site.

 

Zoom sur Minvielle

 

Soirée du Dimanche 23 août 2009

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Minvielle

Un concert de Minvielle, c’est toujours du jamais entendu, du surprenant et de l’innovant. Car l’homme, qui se définit comme un rime-ailleurs et un « micro-mécanicien de la syntaxe vocalchimiste », est un grand travailleur des mots, qu’il scatte, rappe et bouscule, en français et en occitan. Chez Minvielle, l’improvisation est un mode artistique vital qui, en cultivant un état de danger, met à jour des ressources insoupçonnées.

Il découvre le jazz avec un album de scat du chanteur Al Jarreau. Chanteur de bal, il s’amuse à imiter Stevie Wonder, Michel Jonasz et Claude Nougaro.

En 1985, il assiste à un concert de la compagnie d’un certain Bernard Lubat, le batteur girondin de Claude Nougaro. Il intègre la compagnie Lubat et participe au festival d’Uzeste.

Il mène des travaux expérimentaux avec des vocalistes de toutes les nationalités et commence sa réflexion sur l’oralité et la musicalité des langues. En 1990, il se fait remarquer grâce à La Flambée montalbanaise, un « scat musette » présent sur la compilation Paris Musette. En 1994, il confirme ses talents de scat man atypique sur l’album Scat Rap Jazzcogne de la Compagnie Lubat.

En 1997, son premier disque solo Canto ! reçoit un accueil très favorable de la presse, et notamment du chroniqueur Francis Marmande dans le journal Le Monde. Les titres La valse à Hum et Esperanza l’Aranesa marquent les esprits. Parallèlement à son travail de collectage des accents de la francophonie avec l’association Les Chaudrons (projet Suivez l’Accent), André Minvielle signe en 2004 un opus expérimental: L’ABCD’erre de la vocalchimie.

En octobre 2007, il sort son troisième album solo La vie d’ici bas, qui lui vaut les louanges de la critique.

Minvielle chante. Minvielle biguine. Minvielle scande. Minvielle rappe. Minvielle dérape. Minvielle pulse. Minvielle joue des labiales et des liquides.

Et encore davantage sur son site.

 

Zoom sur Glik

 

Soirée du Dimanche 23 août 2009

Glik

L’orchestre Glik, regroupe 5 musiciens au service de la musique dite « klezmer ». Il s’agit d’un répertoire autrefois utilisé à l’occasion des mariages juifs en Europe de l’Est. Cette musique traditionnelle juive instrumentale se nourrit de chanson yiddish et de la musique des populations voisines (roumaines, hongroises, ukrainiennes, etc.), de musique tsigane, etc…

L’orchestre Glik se consacre à la musique klezmer dans toute sa diversité. Il se réapproprie ce répertoire originaire des anciennes bourgades juives de l’Europe de l’Est. Et c’est en donnant la voix au yiddish, les accents mélancoliques au violon, les envolées frénétiques à la clarinette, le ronflement obstiné à l’orchestre, que les cinq musiciens proposent leur vision généreuse du klezmer. Le groupe klemzer Glik signifie littéralement “bonheur, bonne fortune”, en Yiddish.

C’est sous ce nom (ou celui moins répandu, du Dovid’s Klezmer Orkester) que ces cinq musiciens font partager, aux sons du violon, de la clarinette, de la contrebasse, du trombone, du bouzouki et du tsimbl (cymbalum), la musique dite “klezmer”. Entre nostalgie et joie de vivre, toute l’exubérance de la musique d’Europe centrale. Et c’est vrai que cette musique, cette langue et ses interprètes sont terriblement attachants et nous entraînent dans un univers mélodique d’une folle richesse…

Et encore davantage sur leur site.

 

Zoom sur Benimodo

 

Soirée du Dimanche 23 août 2009

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Benimodo

Le groupe Benimodo s’est formé en été 2006 par hasard, entre amis du JOSEM (le Jeune Orchestre Symphonique de l’Entre Deux Mers, une région de la Gironde), lors d’une soirée passée avec des amis espagnols (D’où le nom du groupe, petit village près de Valence)

Depuis, Benimodo grattouille et griffonne des chansons pour le plaisir de chacun, pour rappeler que quoi qu’il arrive, on peut se rassembler un moment pour faire la fête autour d’un refrain ! Comprenant 5 musiciens, ce groupe nous propose une musique métissée entre musique irlandaise et reggae.

Et encore davantage sur leur site.

 

Zoom sur UHT°

 

Soirée du Samedi 22 août 2009

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UHT°

UHT° – Ultra Haute Température – le collectif éco-citoyen au son longue conservation qui depuis 2001 a ouvert une brèche dans la musique électronique et orienté son message à travers sa discographie vers le respect de l’environnement reste toujours difficile en 2008 à étiqueter dans un genre unique bien particulier. UHT° allie l’univers des films noirs des années 1950, aux craquements de vinyles chinés en brocante jusqu’à l’électronique d’aujourd’hui avec la force d’une instrumentation acoustique pour construire un ovni Jazz hip hop électro drum’n'bass aux pulsions dance floor ultra sophistiquées. « Dans notre musique la contrebasse prend souvent un rôle central pour donner ce groove bouillonnant qui est notre marque de fabrique. »

Les musiciens d’UHT° se sont rencontrés lors de jam sessions il y a déjà 10 ans, ils ont toujours fonctionné en collectif d’artistes sur l’échange et les rencontres : djs, musiciens solistes, graphistes, décorateurs, mcs, slammers… Cette année ils ont multiplié les expériences sur scène à l’instar des soirées Boum Ba Clash lancées en 2000 par Dj ClicK le fondateur du groupe. Lors de festivals, avec Niño Korta aux platines et Lawkyz à la contrebasse, ils ont confronté leur Drum’n’Jazz à quelques noms prestigieux du jazz : Erik Truffaz, Nguyen Lê ou Jî Drû, le leader de Jî Mob…

Ils sont en ce moment en résidence pour une création : UHT° big band, 3 Djs, 3 solistes, 1 Mc ! Nouvel album « Ghost Forest Remix » : titres rares, remixes et nouvelles collaborations Européennes incluant N. O. H. A., Ghostown, Dj Ben, Black Sifichi, Brian May, Palyrria, La Jam, Cat’s Eyes, Mr Tos, Stratman et les 3 jeunes producteurs français gagnants du concours lancé sur Internet : Pyrod, iOta et Igorrr.

La suite ou relecture de l’album toujours disponible en édition limitée fabriqué en papier recyclé : « Ghost Forest », qui s’oriente tout comme le premier opus « Pic de Pollution » et bien avant la tendance bio vers le respect de l’environnement et contre la déforestation le plus souvent illégale sur nos continents.

Pour écouter du jazz touche-à-tout aux frontières du genre… Direct Soir

Une nouvelle galette à forte densité groovy ! Keyboards Recording

… Capable de réunir les habitués sans oeillères du Rex et du Sunset. Nouvel Obs

Et encore davantage sur leur site.

 

Zoom sur Success

 

Soirée du Samedi 22 août 2009

Nouvelle affiche

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Success

Le groupe Success, révélation des Transmusicales 2009

Le nom sonne comme une provocation, la musique comme une réconciliation entre le rock et le dance-floor. Guidé par l’imprévisible Mister Eleganz, Success charme, intrigue et ne laisse jamais indifférent. La légende démarre fin 2007 avec le tube « Girl from New Orleans ». Ce titre tisse sa toile sur le web et se voit remixé par une cinquantaine de Dj’s et producteurs du monde entier.

Rassemblant toutes les sonorités électrisantes de ce début de millénaire, Success réconcilie une bonne fois pour toute Rockers et Clubbers.

En 2008, Success traverse la France avec des groupes aussi différents que Yelle, The Whip, Bang Gang, Minitel Rose…

Leur performance scénique marque au fer rouge les dernières Transmusicales et laisse présager un moment énergique et entrainant.

Impossible de rester longtemps insensible à l’électro Power de Success

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Zoom sur Samarabalouf

 

Soirée du Samedi 22 août 2009

La fameuse aux îles de la madelaine

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Samarabalouf

Une débauche d’énergie acoustique pleine de virtuosité et d’amour des instruments tout en conservant l’esprit de la Chanson Française.

Après la sortie de leur 4ème album “BaBaBa” en janvier et 5 dates complètes à l’européen au 1er semestre 2008, Samarabalouf continue de sillonner les routes et les continents. Allant à la rencontre de tous les publics, sur toutes les scènes, Samarabalouf transmet son énergie et sa bonne humeur grâce à sa musique… universelle. Une musique sanguine pétrie de swing et de jazz manouche.

On pense à Django Reinhardt. Mais Samarabalouf va plus loin en mélangeant les genres et n’hésite pas à puiser, dans les musiques populaires du monde entier (tango, valse, boogie, rock, flamenco), des notes vives et mauresques qui mêlent sensualité, générosité, allégresse et gravité.

En honorant les sonorités ibériques, en jouant les derviches tourneurs, Samarabalouf s’échappe du revival, pour rendre vie à ce swing redevenu intemporel.

Un mélange frais de Jazz manouche, de swing musette, de rumba, de java, de boogie, de rock aussi…Samarabalouf, réactualise avec virtuosité une musique dont l’empreinte reste vive dans les esprits.

Clarté des cordes, écriture de grande classe, une joie de vivre communicative, une réussite
des plus brillantes.

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Zoom sur Madjo

 

Soirée du Samedi 22 août 2009

Madjo

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Madjo

Derrière ses boucles brunes Madjo sème le tempo. Artiste née de parents Franco-Sénégalais Madjo est originaire d’Evian-les-Bains. Devenue musicienne dès son plus jeune âge après une formation classique de violoniste elle abandonne le carcan traditionnel pour arpenter des voies plus rocailleuses, jalonnées de modèles anglo-saxons, un peu comme si le Mississipi baignait dans la Savoie.

Madjo « est une voix » douce, qui aime se frotter délicatement au blues, le tout orchestré par des guitares, banjo, claps et autres snaps à l’instar d’une « armée pacifiste ». Entre montée extatique propre au gospel et accents folk des plus intimistes, ses mélodies à la nostalgie rieuse convoquent tantôt Joni Mitchell tantôt Billie Holiday.

Ses textes s’invitent volontiers sur le terrain hasardeux des relations, du souvenir, du songe, transformant toujours le réel en une petite scène de théâtre dont elle monte et démonte les décors. Car Madjo a plus d’une histoire – à tiroirs – dans sa valise. Songwriter guidée par le fantôme de Lewis Carroll, elle sait fabriquer des univers colorés et extra ordinaires avec des bricoles confondant allègrement création et récréation. À la ville comme à la scène.

Celle qui quatre ans durant s’est produite en solo a désormais trouvé ses petits camarades de jeu : un beatboxer et deux choristes. Depuis un an « ses oiseaux », comme elle les rebaptise, l’accompagnent, formant une joyeuse troupe douée pour l’alchimie vocale et les concerts à l’énergie contagieuse.
Enfin, nous voilà ses hôtes, amoureusement conviés autour d’une vieille recette dont elle exhume les trésors : peurs cocasses de l’enfance, utopies sentimentales, conquête d’un espace à soi, cartes postales familièrement étranges de la vie.

Impressionnante sur les planches, Madjo est en train de concocter un premier album qui à n’en pas douter s’ouvrira comme on feuillette un livre d’images, entre comptines à la française et ballades américaines.

Et encore davantage sur son site.