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Cap - Festival - Newsletter 9 - 25 avril 2007 10, 11, 12 août 2007 à Laclau (Vezins de Lévézou) |
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Il vient de Toulouse nous amener ses chansons métissées Magyd Cherfi (Zebda) sera de la partie.
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Confirmation du jour : Magyd Cherfi sera présent le 12 août. |
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Il est drôle Magyd. Il y a deux ans, quand est sorti son premier disque « La Cité des Etoiles », il parlait déjà de l'album suivant et d'autant de projets au long cours : d'une suite à son bouquin « Livret de Famille », d'une plongée dans le répertoire de Brassens, d'une tournée qu'il faudrait monter de A à Z avec de nouveaux musiciens. Il a tout fait. En ce moment même il doit s 'expliquer avec les mots pour sculpter son deuxième tome de nouvelles à paraître cette année chez Acte Sud. Les routes, il les a parcourues deux ans durant jusqu'au tréfonds de la France pour y raconter les contes à la sauce vinaigrée de « La Citée des Etoiles », accompagné d'une équipe de jeunes virtuoses-cascadeurs toulousains qui mettaient le feu à ses chansons. Avec Frédéric Petiprez, Pierre-Emmanuel Roubet, Sébastien Rideau,. et Joël Saurin le vieux compagnon de Zebda, il a aussi entrepris quelques relectures du grand Georges de Sète. Naturellement, ce sont eux qui l'on retrouve derrière les instruments du nouvel album de Magyd, renforcés de quelques oisillons de passage tous issus du milieu jazz-barré de la ville rouge et noire. Ce disque, Magyd l'a voulu libéré de ces destins incertains et de ces journées orageuses qui habitaient « La Cité des Etoiles ». Il l'a espéré plus dégagé, plus ensoleillé, comme un petit arc-en-ciel fait d'histoires courtes, de fables modernes à envisager entre Desproges et La Fontaine. Il l'a donc intitulé « Pas en Vivant avec son Chien » . en référence à la merveilleuse phrase de Jane Fonda répondant à un journaliste auteur d'une question très con sur le futur homme de sa vie : « Ce n'est pas en vivant avec son chien qu'on arrive à trouver l'amour ». Un titre à la Topor, à la Brautigan ou non. mieux : à la Fante. Parce qu'il y a plein d'Amérique dans le second album de Magyd Cherfi. L'Amérique fondamentale, habitée de banjos nomades, de folk primitif en noir et blanc encrassé de la poussière des caravanes et d'orchestre des rues façon New Orleanq (Bénabar ou Delerm, Le cirque, Les chaises qui volent, A dire ou à taire). L'Amérique latine infusée aux chaloupes carabéennes (Scène 2 ménages), parfumée à la bossa ou pimentée au tango (La tête du Che, Les cigarillos) somptueusement mise en son par Stuart Bruce des studios Realworld et George Bau. Mais aussi l'Amérique des cauchemars, tutélaire et arrogante, qui lui sert de cible dans les paroles de l'Oncle d'Amérique. Il y a trois ans, le Magyd d'alors aurait écrit un pamphlet à l'acide sur le même sujet, aujourd'hui, il touche avec un fleuret moucheté terriblement figuratif. Brassens l'a vampirisé c'est sûr. Pas seulement quand il écrit Ma femme et mes enfants d'abord, mais aussi dans l'art de la parabole caustique et généreuse pour remettre sur l'établi les thèmes des racines, de l'identité, de la fraternité et du pluriel (Place de France, La tronche du patrimoine) ; dans cette prose voltigeuse qui boit à la source des prolos et transforme les héros anonymes en combattants de l'essentiel. Il a trouvé sur ce terrain un frère de sillon avec le dessinateur Larcenet, qui lui a bâti de son trait acerbe et impitoyable un univers de gueules du peuple et de cabots. Pas en vivant avec son chien. en devient une ouvre multiple, à lire, à sourire et à ouïr, puis à découvrir sur scène au fil d'un Tour de France qui passera par trois Café de la Danse à Paris, les 25, 26 et 27 mai prochain.
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