Pour tout rockeur qui se respecte et autre festivalier inconditionnel, ne jamais avoir vu sur scène les Burning Heads relève de l'improbable. Vieux combo de la vieille, né au crépuscule de cette fameuse époque du rock alternatif (88 pour être précis), les Burning affichent toujours la même forme insolente.
Groupe de scène par excellence, les Orléanais enchaînent, accumulent, depuis leurs débuts, les concerts. Des caf'conc' aux MJC, de squatts en festivals, ils tournent sans relâche, écumant la France, l'Europe, mais aussi les Etats Unis ou le Canada. Assénant leur punk rock virulent, balançant un hardcore mélodique et distillant un pur esprit revendicatif. Ils ne font pas dans la dentelle, ils en sont fiers ; se fichent de leurs textes en anglais, « on s'en branle de la France ». Ils ne sont jamais contents et le clament haut et fort. « On est des insatisfaits permanents. Le punk rock c'est la musique du "Je suis pas content et je le crie très fort". » Aucun plan de carrière, juste l'envie de faire un maximum de concerts et de jouer devant le plus grand nombre possible. Tout le monde reconnaît la puissance scénique des Burning : on s'y défoule, on s'y amuse, on y transpire et on y retrouve ses amis.
Depuis plus de dix ans, les Burning Heads n'ont jamais dérogé à leurs sacro-saints principes. Ils ont réussi à s'imposer dans le cour du public français (et ailleurs aussi) à coups de scuds furieux. Cinq albums qui ont bénéficié du savoir-faire de grands noms de la production américaine : de Donnel Cameron (producteur de Bad religion) sur leur premier album éponyme (92) à Jack Endino (son de Nirvana, Mudhoney entre autres) sur « Dive » (94) ou « Escape » (99) sans parler de signature chez Epitaph, label reconnu de punk rock, ou de la distribution chez Victory Records.
2001, année du renouveau puisque le combo connaît quelques bouleversements internes : départ de son guitariste Philippe, remplacé par un ex-Hoax, Fonfon, puis de son manager Philox après quelque 13 ans de bons et loyaux services. Nouvelle facette musicale avec un sixième album qui s'évade dans le reggae : les Burning explorent purement et simplement leur culture, tout comme les Clash ou les Ruts l'ont fait à leur époque. A part ça, les Burning n'ont pas changé d'orientation musicale et promettent déjà de nouveaux morceaux punk pour le prochain album. « On fait ce qu'on en a envie ». A la Burning donc.
(source infoconcert.com) Site officiel
Myspace
|
|